Le contenu de cette page nécessite une version plus récente dâ€â„¢Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash



> Pensez à signer la pétition du collectif Action Bord’eaux pour un accès à l’eau pour tous. + d'infos
> Une reconnaissance internationale ! + d'infos
> Offre d’emploi Chargé(e) de mission dignité au travail et RSE + d'infos
> Traité sur les multinationales et droits humains + d'infos
> APPEL A TÉMOIGNAGES pour le Tribunal Permanent des Peuples + d'infos
> voir toutes les informations

Adresse postale :
RADSI
Batiment A11
351 cours de la libération
33405 Talence cedex

Pour nous trouver :
Suivre Aplha nov / UFR Chimie

Plan

Tél : 05 40 00 34 71

E mail : radsi@radsi.org

Pièce de théatre "HAGATI YACU / ENTRE NOUS" de la Compagnie Uz et Coutumes le 28 et 29 novembre 2014

29-11-14

La Compagnie Uz et Coutumes jouera vendredi et samedi sa pièce de théâtre HAGATI YACU / ENTRE NOUS dans le cadre du festival NOVART.

« C’est que, même perdus au fond de quelque charnier, les visages des morts du Rwanda semblent encore étrangement en souffrance. Nous ne serons jamais assez nombreux à leur dire notre regret et notre honte de n’avoir pas su les entendre entre avril et juillet 1994. »
Boubacar Boris Diop (Rwanda. Récit du génocide, Traversée de la mémoire)

C’est en ce sens que la Compagnie Uz et Coutumes poursuit, sans relâche, un langage des mémoires avec la pièce de théâtre HAGATI YACU / ENTRE NOUS, un poème urbain de la guerre, du soleil et de la mélancolie, en mémoire des tutsi du Rwanda.

Après Pronomades, Ax les Termes, Aurillac et Toulouse où la pièce a été jouée ces derniers mois, la compagnie sera à Bordeaux, fin Novembre, dans le cadre du festival NOVART.

Belle opportunité que celle de rencontrer l’Aquitaine et de faire résonner cette histoire en plein cœur de Bordeaux, dans le quartier Sainte Croix.
Belle audace également de la part de toutes celles et ceux qui contribuent à cet événement en donnant ainsi une place privilégiée au théâtre dans l’espace public, en plein mois de Novembre.
Nous vous proposons un parcours à suivre comme il vous plaira, entremêlement de théâtre, de littérature, d’échanges pluriels, pour contribuer à l’invention d’une conscience collective éclairée, véritable terreau d’une lutte contre la haine qui gangrène si souvent nos sociétés, et questionner ensemble, notre humanité.
Dalila Boitaud-Mazaudier, responsable artistique de la Cie UZ et Coutumes.

NOVART/ Vendredi 28 et samedi 29 novembre 2014

HAGATI YACU
/ Entre Nous,
un poème urbain, de la guerre, du soleil et de la mélancolie
En mémoire des Tutsi du Rwanda

« Hagati Yacu » signifie Entre Nous en Kinyarwanda. Entre nous les vivants et le souvenir des morts, lorsque le théâtre offre une sépulture / poème aux abandonnés. Entre nous en exil, en sauvetage, en colère, en vie.
Entre nous en humanité. Hagati Yacu"

Trois épisodes complémentaires d’une heure environ.
Episode 1 à 15h00,
Episode 2 à 17h30,
Episode 3 à 20h30.
Rendez-vous public au Café Pompier place Sainte Croix à Bordeaux.

Plus d’information sur le spectacle sur www.uzetcoutumes.com

NOVART www.novartbordeaux.com

Informations pratiques : Attention la pièce se joue dehors, prévoir des vêtements chauds.

Tarif : plein 15€ / réduit 10€ Jauge limitée, réservation conseillée.

Réservations : Kiosque Culture - Allées de Tourny - Bordeaux + 33 (0)5 56 79 39 56 - kiosqueculture@orange.fr

Contacts : Cie UZ et Coutumes - +33(0)5250017 - uzetcoutumes@laposte.net VialaRue : +33(0)556528513 - vialarue@free.fr

Samedi 29 Novembre :

TEMPS DE PAROLES : Exils Exodes Errances / 16 heures
Au Café pompier, place sainte Croix à Bordeaux.

Depuis toujours les hommes traversent les frontières, se déplacent, quittent leurs pays de naissance pour des raisons multiples ; depuis toujours il y a des lieux d’exil et des terres d’accueil, des départs, des arrivées, de longs périples à travers le monde.
Cela transforme les choses en profondeur, cela fabrique, comme le disait Edouard Glissant, plus qu’une diversité, « une incroyable créolisation du monde ».
Quelles peuvent être les motivations d’une telle décision ? Qu’est-ce que l’on quitte quand on part ? Pour quels ailleurs rêvés ou réels ?

En quoi des situations de violences extrêmes telles que nous en a montré l’histoire mobilisent différents acteurs de la société pour accueillir celles et ceux qui fuient de telles situations ?

Rencontre avec : Claire Mestre, psychothérapeute, Docteur en anthropologie, Fondatrice de l’Association MANA à Bordeaux, Lucile Hugon, avocate en droits des étrangers, Membre de l’Institut de Défense des Etrangers, Présidente de la Compagnie Uz et Coutumes et Carole Lemee, anthropologue à l’Université de Bordeaux 2.
Médiation : Caroline Izambert, historienne, bénévole à la CIMADE, représentante d’Act Up Paris à l’observatoire du droit à la santé des étrangers.

TEMPS DE PAROLES : Rescapés du génocide des tutsi du Rwanda : La Mémoire et l’oubli / 18 h 30
Au café pompier, place sainte Croix à Bordeaux.

C’était il y a vingt ans. Les rescapés cheminent depuis entre la transmission polymorphe d’une mémoire nécessaire à la reconnaissance de ce qui fût le dernier génocide du XXème siècle, et le besoin impérieux d’aller de l’avant.
"La mémoire d’un génocide est une mémoire paradoxale ; plus le temps passe, moins on oublie", écrit Boubacar Boris Diop.
Le témoignage est indispensable pour l’établissement des faits, la lutte contre le négationnisme et la prévention universelle.

Il est aussi un lieu symbolique, lieu de parole et d’écoute, lieu de rencontre, pour établir nos responsabilités d’êtres humains et rester vigilants ensemble face à la haine qui gangrène si souvent l’humanité.


Rencontre avec : Adélaïde Mukantabana, Virgile Rugema, Robert Kabalisa.
Médiation : Guy Lenoir, Directeur artistique de MC2A et Dalila Boitaud Mazaudier, responsable artistique de la Compagnie Uz et Coutumes.

Un trajet universitaire :
Avant 1994, au Rwanda, lorsque la société tissait la toile de fond de la haine anti tutsi, à l’école les enseignants séparaient les élèves, comme pour les habituer à se diviser, à se rejeter.
Pendant le génocide de nombreux établissements scolaires sont devenus le lieu de massacres de grande ampleur.
Aujourd’hui, la jeunesse constitue la base solide d’un pays qui ne cesse de relever la tête.
Partout dans le monde, lorsque l’humanité est mise à mal, les jeunes générations portent en elles, l’espoir essentiel pour une lutte contre les discriminations, les haines sectaires et morbides.
Pour ces raisons conjuguées au défi d’un théâtre hors les murs, la compagnie s’est inscrite dans une collaboration avec l’Université.
La compagnie mène un cycle de rencontres et conférences avec les étudiants de l’IUT Michel de Montaigne et de l’Université de Bordeaux 3.
Ce sont près de 250 jeunes qui partagent désormais des temps de discussions sur le génocide des tutsi et découvrent également des ouvrages traitant de cette thématique. Le projet se poursuivra tout au long de l’année 2015 avec pour objectif la présentation de la pièce sur le campus à la rentrée prochaine, en associant à chaque étape les étudiants, devenus acteurs de ce parcours.

Un projet d’édition :
« Il n’existe pas de mots pour parler aux morts. Ils ne se lèveront pas pour répondre à tes paroles », écrit Boubacar Boris Diop. L’art et particulièrement ce que l’on appelle le spectacle vivant prend la parole pour les vivants, avec les vivants, espérant qu’ils se lèvent aux noms des morts et de la vie en même temps. Face à une si insupportable page de l’histoire, nous devons rester debout, nous dresser dans la fragilité de ce que nous sommes. Nous ne pouvons sans doute pas lutter contre de telles violences, mais nous ne pouvons pas ne pas lutter. La scène est un endroit où l’on doit être plus humains que dans les forêts ordinaires du quotidien. Pourtant il demeure une question que nous sommes nombreux à soulever : comment incarner la mort ? Prendre chair et vie dans la solitude de la création et dans le partage de celle-ci alors que précisément nous parlons de ce qui n’est plus, de ce qui s’est tu pour toujours. Et
que là est notre seule parole. Il faut alors sans doute creuser la parole – l’écriture même de la parole – dans le silence impliqué qui doit trouver sa juste place. C’est à dire – je n’en vois pas d’autre – dans nos larmes. »
Extrait de l’ouvrage « Entre Nous » de Dalila Boitaud Mazaudier et Cécile Marical.
A paraître en 2015.
Après plusieurs voyages effectués au Rwanda, Dalila Boitaud Mazaudier et Cécile Marical souhaitent donner à lire et à percevoir les passerelles qui existent entre les espaces mémoriels érigés au Rwanda et le rôle de l’Art, et plus particulièrement du spectacle vivant, comme langage testimonial.
Dans cet ouvrage, elles mettent en avant que le lieu de la représentation théâtrale est un lieu de mémoire et de commémoration dans l’éphémère d’un instant partagé ; comme un combat contre celles et ceux qui avaient entrepris l’extermination totale et qui ont échoué ; comme une lutte aussi contre le négationnisme qui contamine la vérité, sans scrupule.

D’autres extraits dans les chroniques rwandaises sur www.uzetcoutumes.com/category/chroniques-rwandaises.